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Méthode

Brève histoire des empires. Comment ils surgissent, comment ils s’effondrent

Ce livre tout à fait original est un petit essai d’histoire universelle. On pourrait dire aussi qu’il est une philosophie de l’histoire. Dans un style limpide et accessible, l’auteur traverse les siècles et les continents pour livrer une lecture surprenante, stimulante, de l’ascension et du déclin des empires depuis Rome jusqu’aux empires de Chine en passant par l’Islam, les Mongols et l’Inde des Moghols. Pour cela, Gabriel Martinez-Gros utilise le concept de asabiyya. Cette lecture audacieuse, qui place en son cœur les questions de la violence et de la paix et oppose le centre pacifique de l’empire et ses marges violentes, est inspirée de la pensée d’un grand théoricien de l’État et de l’Islam médiéval qui vécut au XIVe siècle, Ibn Khaldûn. Cette pensée universelle, d’une portée équivalente à celle de Marx ou de Tocqueville, l’une des seules sans doute qui ne soit pas née en Occident, est, plus qu’un fil rouge, l’armature de ce texte qui nous fait voyager à travers l’histoire des âges impériaux et entend aussi pointer tout ce que notre monde démocratique, né de la Révolution industrielle, a d’exceptionnel – peut-être d’éphémère.

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La « pensée civilisationnelle »

Et le monde créa l’Occident – Une nouvelle histoire des mondes anciens propose une nouvelle approche de la longue période ancienne. Elle refuse l’idée d’un affrontement entre civilisations autochtones et opposées et soutient le rôle des relations commerciales et culturelles, tout en intégrant l’histoire des femmes dans son récit. Le récit vivant et passionnant, qui s’appuie largement sur l’archéologie, dépoussière l’histoire antique et médiévale en mettant en lumière le croisement des civilisations proche-orientale, africaine, indienne et chinoise, d’échanges commerciaux, d’influences techniques, culturelles ou religieuses, d’inventions qui circulent à l’échelle mondiale (Cliothèque).

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La mer dans le monde romain (introduction d’une dissertation)

Un exemple d’introduction schématisée au brouillon puis rédigée au propre, sur le sujet La mer dans le monde romain. Cette fiche met en lumière la manière dont les différents éléments d’une introduction d’agrégation (interne ou externe) doivent s’enchaîner avec logique pour présenter au correcteur tous les intérêts et tous les enjeux du sujet donné.

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L’Atlantic History face aux Area Studies, à l’Imperial History et à la Global History

Depuis plusieurs années, les débats autour de la définition des limites de l’Atlantique ont abouti à redéfinir le champ de l’Atlantic History par rapport à deux autres paradigmes : celui des Area Studies et celui de la Global History. Pour éclairer cela, il faut rappeler à quel point l’historiographie anglo-saxonne a résisté et résiste encore au modèle braudélien. En 1996, Bernard Bailyn écrit son désaccord avec Braudel, l’historien français n’ayant écrit qu’une « métahistoire » ). Puisque l’Atlantique est un monde en mouvement, l’analyse des structures formelles n’a pas de véritable intérêt ; il faut plutôt aborder l’espace atlantique à travers ses dynamiques, ses ruptures et ses transformations (ce qui se traduit en anglais par le concept d’agency). En somme, il s’agit de mettre en avant les méthodes de la Social Network Analysis. C’est ainsi que les historiens pourront reconstruire une histoire atlantique globale qui prenne en compte des processus globaux et rendre à chaque acteur géographique son rôle dans la formation de cette partie du monde.

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Les formes globales et connectées de l’histoire atlantique

Ces dernières années, la New Atlantic History s’est éloignée des approches structurantes développées par les fondateurs de cette discipline depuis les années 1970. L’effet du Cultural Turn est évident dans ces transformations. Sans forcément renoncer à une vision systémique du « monde atlantique », les historiens s’intéressent davantage aux formes de connexions, de transferts, d’hybridation, de rencontres et de croisements. Cette fiche décrit donc différentes approches contemporaines de l’Atlantic History: l’histoire entremêlée (Entangled History), le système atlantique, la micro-histoire atlantique (New Area Studies), la biographie des « passeurs » et des intermédiaires (tricksters, brokers, go-between). 

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Un paradigme évolutif (3): la New Atlantic History

Cette fiche historiographique porte sur les transformations de la New Atlantic History dans le monde anglo-saxon depuis le Cultural Turn et le développement de la Global History dans les années 1990. Elle a été écrite à partir des notes de nombreuses lectures sur le sujet, qui se trouvent ajoutées en note en bas de page.

Cette fiche s’intéresse au développement le plus récent de l’Atlantic History. Ici, c’est la dernière phase qui est traitée: celle d’une construction analytique et d’une catégorie explicite d’analyse historique (depuis les années 1990 et 2000).

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Un paradigme évolutif (2): l’Atlantic History

Cette fiche historiographique porte sur la véritable naissance de l’Atlantic History dans le monde anglo-saxon. Influencés par les Cultural Studies, plusieurs historiens américains et irlandais ont développé une nouvelle synthèse épistémologique, qui a elle-même été révisée quelques années plus tard, au contact des autres transformations de la recherche historique. Il s’agit de l’une des plus anciennes formes de l’histoire global, avant la naissance de la Global History dans les années 1990.

Cette fiche a été écrite à partir des notes de nombreuses lectures sur le sujet, qui se trouvent ajoutées en note en bas de page.

Cette fiche s’intéresse au développement et à la généalogie de l’Atlantic History. Ici, c’est la deuxième phase qui est traitée: celle de l’étude des relations commerciales transatlantiques, des diasporas et de la traite négrière (des années 1970au début des années 1990).

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Un paradigme évolutif (1): généalogie de l’Atlantic History

Cette fiche historiographique porte sur la naissance de l’Atlantic History dans le monde anglo-saxon, mais aussi en France. Il s’agit de l’une des plus anciennes formes de l’histoire global, avant la naissance de la Global History dans les années 1990. Elle a été écrite à partir des notes de nombreuses lectures sur le sujet, qui se trouvent ajoutées en note en bas de page.
Cette fiche s’intéresse au développement et à la généalogie de l’Atlantic History. Ici, c’est la première phase qui est traitée: celle du White Atlantic (des années 1940 au début des années 1970).

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Pourquoi faut-il « ré-orienter » l’histoire du monde global? Partie 6 – Le galion de Manille

Dennis Flynn et Arturo Giraldez est que la mondialisation débute en 1571 avec la fondation de Manille. Le comptoir érigé par les Espagnols aux Philippines sert à échanger l’argent des mines de Nouvelle-Espagne avec les préciosités chinoises (porcelaine, soie…). La mondialisation est née de la rencontre entre une réforme fiscale inévitable dans la Chine des Ming, abandonnant le système de papier-monnaie pour un étalon-argent, et la découverte de mines d’argent en Amérique. L’Espagne, en dominant le marché mondial de l’argent, devient l’un des principaux fournisseurs d’argent de l’Empire des Ming dans le dernier tiers du XVe siècle. En échange, les Chinois abandonnent volontiers l’or qui est considéré comme de moindre valeur. C’est grâce à ces échanges, portés par le célèbre « galion de Manille », que les Espagnols mènent une politique militaire vigoureuse en Europe. C’est le commerce d’argent avec la Chine qui explique l’hégémonie de l’Espagne pendant son Siècle d’Or.

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Pourquoi faut-il « ré-orienter » l’histoire du monde global? Partie 5 – La Grande Divergence

Kaoru Sugihara reprend le dossier de la grande divergence pour en donner une nouvelle chronologie et insister sur l’autonomie des pays comme le Japon. L’économie de l’Asie était beaucoup plus dynamique que celle de l’Europe jusque vers 1850-1870. C’est le fruit de deux voies de développement totalement différentes: le développement de technologies à forte intensité de main-d’œuvre (« labour-intensive technology ») en Asie et l’industrialisation à forte intensité de main-d’œuvre (« labour intensive industrialisation ») en Angleterre et en France. Ce n’est qu’après la défaite du Japon en 1945, avec l’occupation du Japon par les Etats-Unis et les aides économiques à la reconstruction du pays (plan Dodge) que les deux voies ont fusionné. Le Japon est devenu la première puissance industrielle et économique d’Asie; les substitutions des importations ont provoqué le développement de l’industrialisation; les délocalisations ont entraîné le « vol des oies sauvages » et les Nouvelles Economies Industrialisées (Singapour, Hong-Kong, Taïwan, Corée du Sud) et l’économie japonaise a eu les moyens de mener une conversion sectorielle vers les services et le développement des hautes technologies, qui font encore son succès aujourd’hui. 

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